J'ai ouvert mon premier blog avec cette formule il ya deux ans et heureuse, je ne l'étais absolument pas.
Je me sentais seule, mal dans ma peau, dans ma vie. Je n'arrivais à prendre du recul sur les remous de l'existence.
Depuis...
Je me suis fait des ami(e)s, ici et là. J'ai redécouvert des personnes que je ne connaissais pas si bien ou que j'avais jugées trop vite.
De la gentillesse, de l'humour, pas de prise de tête.
Zen.
J'ai appris à relativiser ce qui est important et ce qui ne l'est pas. La maladie, la souffrance, la dépression... c'est grave. Qu'on juge mon travail (en bien ou en mal d'ailleurs) c'est pas
grave.
Ne plus pouvoir faire du sport c'est pas grave.
Que mes enfants soient des tanches en natation c'est pas grave.
Qu'ils n'aient pas 20 de moyenne c'est pas grave.
J'ai compris que mon rôle n'était pas d'exiger, de punir, de les faire se projeter dans mes propres désirs. Mais de mettre de l'engrais aux leurs, d'être le tuteur contre lequelle la plante peut
grandir et se fortifier. Une présence constante. Discrète mais constante.
Zen.
Qu'ils se lèvent avec le sourire le matin. Qu'ils aient du plaisir à vivre la journée qui se présente. Qu'ils se trouvent leur place dans la vie. Pas forcément celle qui fournit la Rolex. Pas
forcément celle qui nous permettra de nous projeter nos propres désirs...
Mes enfants ont grandi. J'ai pris confiance en moi en tant que mère.
Je passe des moments magiques avec eux. Je profite de chaque instant car je sais que ce bonheur-là est bien éphémère. Mon joli papillon commence déjà à se sécher les ailes, impatiente de quitter
son cocon et de s'élancer dans la vie.
Au jour d'aujourd'hui, rien n'est plus important que les instants que je passe avec eux. Rien, absolument rien ne me donne plus de joie que de discuter avec mon grand garçon, regarder une émission
débile avec ma grande fille allongée contre moi ou d'aller chercher ma princesse à l'école et de l'écouter raconter sa journée.
Zen
Je fais un métier que j'aime. Sérieusement mais sans me prendre la tête.
J'ai pris confiance en moi en tant qu'instit. Pas au point de ne plus me remettre en question mais suffisamment pour tenir face aux critiques.
J'ai fait le choix de lever le pied pour profiter de mes enfants. Contrairement aux idées reçues ce n'est pas quand ils sont petits qu'ils besoin de nous mais à l'adolescence. Ce n'est plus du
temps pour s'occuper de leurs besoins matériels. Mais de tout le reste. Un gros gros tout. Ils ont besoin que leurs parents prennent du temps pour discuter avec eux. Parfois des soirées entières.
Je me demande souvent si c'est la conversation en elle-même qui est importante ou le fait qu'on ait pris le temps de discuter avec eux, d'adulte à (presque) adulte.
Je fais le choix de lever le pied sur ce blog-ci. Je ne sais pas si c'est un "au revoir" ou un "adieu". Mais j'ai des choses à vivre et j'ai l'intention de les vivre.
Je suis heureuse
Cette fois-ci c'est vrai.
Le bonheur est fragile est fugace. Alors excusez-moi si je vais vite le cueillir avant qu'il se sauve.
Vos bavardages...