Mardi 6 mai 2008
Il était une fois un homme. Un homme pauvre et âgé. Un homme qui avait beaucoup voyagé. Un soldat qui s'était battu pour son pays.
Un soir, il arriva dans un village. Le village était désert. Triste et silencieux.
En ces temps-là il y avait toujours un bol de soupe et un coin d'étable pour accueillir les pauvres voyageurs. C'est pour cela que notre soldat n'hésita pas à frapper à la première porte qu'il rencontra.
Au lieu d'un coin de table il n'eut que cette réponse : "nous sommes pauvres ici, nous n'avons même pas de quoi faire une soupe pour nous"
Il frappa à la porte suivante et à toutes les autres : partout il reçut le même accueil "nous sommes pauvres ici, nous n'avons même pas de quoi faire une soupe pour nous".

Le soldat s'installa alors au milieu de la grand place. Il prit un chaudron, le remplit d'eau et le fit chauffer. Il se promena dans les environs et choisit soigneusement la plus belle des pierres qu'il mit dans le chaudron d'eau bouillante.
Il touilla longuement.
Derrière les volets tous les habitants du village guettaient le moindre de ses gestes.
Puis goûta : "mmmmh... quelle délicieuse soupe au caillou ! Mais elle serait encore meilleure avec une carotte!"
Un homme se précipita vers lui, brandissant une carotte "j'ai une carotte pour votre soupe au caillou!". Ils mirent la carotte dans le chaudron et l'homme s'assit près du vieux soldat.

Celui-ci touilla longuement.
Il goûta en fermant les yeux.
Tous retenaient leur soufle.
"Mmmmh... Cette soupe au caillou est délicieuse mais elle serait tellement meilleure avec un navet!"
Une vielle femme sortit de chez elle, un navet à la main. Elle le donna au soldat et s'assit à côté de son voisin.

Quelques instants plus tard un oignon, des pommes de terre, et bien d'autres légumes avaient rejoint le caillou, la carotte et le navet.
Un fumet odorant chatouillaient les narines de tous les habitants du village réunis autour du feu du vieux soldat. Des sourires éclairaient leurs visages.
Le soldat servit équitablement chacun des convives et tous se régalèrent de cette merveilleuse soupe au caillou.
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Lundi 28 avril 2008
Une petite fantaisie écrite pour le journal du club de natation. Certains noms ne vous diront rien. Il y a de petites allusions qui ne vous parleront pas.
Mais j'avais envie de le partager.
Avec vous.

  

 
"Bonjour…Levez les yeux… plus haut… Encore plus haut… Oui c'est ça : le toit de la piscine…. Comment ça il n'y a personne!! Et moi je compte pour du beurre?

Moi, Auguste Delaune, la piscine devant laquelle vous passez chaque jour.

Ils ont bien fait les choses à l’époque : quatre bassins, des plongeoirs. Mais ils m’ont donné un nom de garçon ! Ballot, non ?

Revenons à nos moutons : une piscine qui parle.
Pourquoi est-ce que je vous parle aujourd'hui? Je n'en sais trop rien. Pourquoi vous? Une histoire de mauvais endroit et de mauvais moment.
Ou de bon endroit et de bon moment. A vous de juger.

 Peut-être tout simplement le besoin de raconter, de partager tout ce que je vois, entends, ressens.

 Au petit matin mes tuyauteries se dilatent doucement quand le chauffage se remet en route. L’eau chaude circule. Alimente ma vieille carcasse. Le personnel arrive tout doucement. C’set qu’ils ont leurs habitudes, vous savez.

 Puis, l’heure tant attendue arrive.
Un murmure qui enfle à leur approche, s’amplifie, remplit tout l’espace pour devenir une joyeuse cacophonie. L'heure des enfants.
Ceux du matin.
Encore imprégnés de la tiédeur de leur lit, ils appréhendent l'eau froide –(c'est pas moi qui choisis mes poulets, moi aussi je la préfèrerais plus chaude).
Ils pénètrent dans mon gosier, vont chatouiller mes flancs de leurs cris en se déshabillant…pour échouer au bord des bassins. Je les sens sauter, s’éclabousser, rire de plaisir (parfois pleurer), s’appliquer avec plus ou moins de bonheur.
Je les porte en mon sein, les protège autant que je peux. J’aimerais leur redonner la tiédeur du ventre maternel mais je n’ai à leur offrir que quelques instants de légèreté.
Tout ça couvert par les voix mélodieuses de leurs maîtresses (surtout une petite brune à lunettes).

 C'est la vie qui me rend visite chaque jour avec ces enfants. Je les vois grandir, avoir de moins en moins peur. Parfois revenir seuls avec leurs parents, leurs copains.
Loulou, Serge, Fafa, Daniel,Nathalie, Catherine, … les accueillent, leur font découvrir le plaisir de maîtriser cet étrange élément qu’est l’eau.…

 
Le soir, c'est "le club".
C'est quoi "le club"? Ce sont plus de 700 personnes qui m'assiègent tous les soirs de semaine. Mais l'assiégée se laisse faire avec délice.
"Le club" c'est un petit local qui déborde d'activités le soir.
 Qui déborde tout court.
Certains y ont leurs habitudes depuis des années, comme Isabelle, Béatrice ou Jocelyne. Je ne parle pas de Serge ou de Daniel dont je me demande parfois comment ils arrivent à partir en vacances loin de moi

Certains soirs il s'en passe de belles dans ce local. Ce sont les réunions du bureau. Des gâteaux, du cidre, des rires et.. chut… la discrétion est de rigueur.

 Le club ce sont les vestiaires ou de petites filles échangent leurs premières confidences.
Des douches ou les garçons comparent discrètement leurs musculatures.
Ce sont des bassins où des nageurs de 5 à 65 ans déclinent toutes les façons de nager la brasse, le crawl, le papillon ou le dos.
Où des regards énamourés sont échangés entre ados (ou moins ados… si vous croyez que je ne vous vois pas).

Le club ce sont les dimanches compétitions. Des gradins pleins à craquer. Une odeur de bonbons qui flotte autour de Chantal et d'Hélène. Le hall bassin qui retentit des sifflets du starter et des cris des parents. Des enfants tremblent, sourient, pleurent de déception. Des cris d’encouragements, des applaudissements. Des officiels qui font semblant d’être sévères. Papy et mamie qui viennent prendre des photos. Des bonnets, des claquettes ou lunettes oubliés dans tous les coins.

 Il paraît que j'ai une sœur. Une petite sœur. Elle s'appellerait Guimier. Je ne l'ai jamais vue . Je crois qu'elle n'a pas la chance d'abriter autant d'activités que moi. Elle est plus petite, moins pratique. Mais j'aimerais bien la connaître, qu'on échange nos impressions. Un jour, peut-être.

Le soir, quand les portes se referment sur les retardataires (toujours les mêmes, n’est-ce pas ?), je me retrouve bien seule, bien sombre. Mes couloirs sont vides, aucune ride n'apparaît plus dans les bassins. Je ferme les yeux en n'ayant qu'une envie : voir le matin et mes petits hôtes arriver.

Voilà tout ce qu'une piscine qui parle a envie de vous dire.
Vous pouvez passer votre chemin, oublier tout ça.
Vous dire que c'était un rêve comme un autre. Un gentil délire.

Ou me regarder autrement la prochaine que vous viendrez me rendre visite."

 
C.P.

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Samedi 19 avril 2008
Je pourrais vous parler des nombreuses choses qui m'énervent en ce moment, de mon mal à l'école, de fatigue, du temps qui passe sans que j'arrive à lui glisser dans le creux de l'oreille que j'aimerais qu'il s'arrête un peu. Ou ralentisse.
De mes élèves, auxquels je me suis tant attachée au bout de ces quelques mois. De la petite peine que ça me fait tous les ans de les voir partir.

Mais ce n'est pas le lieu.

J'ai préféré vous parler de cette aventure étrange.

"Hier soir, en rentrant de l'école, les enfants machouillaient un carambar donné par un copain. Un nouveau parfum.

Barbe à papa.

Je me suis penchée pour faire un bisou à ma Louloute.
Et quand je me suis relevée..

La maison de la petite mamie du bout de la rue était devenue une roulotte de confiseur. Les rubans de guimauve pastel cotoyaient des pommes d'amour rutilantes. Blanche-Neige aurait pu s'y mirer.
A côté des crêpes, trônait le pot de Nutella dégoulinant de chocolat d'où émergeait le manche d'une spatule.
L'odeur des chichis en train de frire.

A la place de l'abribus il y avait ces boîtes transparents remplies de peluches, attendant qu'un gamin chanceux leur mette le grappin dessus.

"La maison Cassano ne fait que des gagnants. Venez tenter votre chance joile demoiselle. Allez soyez pas timide."
Des peluches entassées jusqu'au plafond, des cordelettes blanches attendaient leur tour.

Les tirs des carabines, quelques ballons qui explosent : "allez mon gars tu feras mieux la prochaine fois!"
L'odeur de la poudre.

Les hurlements enregistrés du train fantôme.
Les cris de suprise du palais du rire.

"Roulez roulez petits bolides" : de petites mains potelées se tendent pour attraper la queue du Mickey, tandis que des ados s'assoient avec désinvolture sur le dossier d'une auto tamponneuse.

"Venez faire le plein de sensations dans le superjet. Prochain départ dans quelques minutes. Dépêchez-vous, il ne reste que quelques places."
Des cris proviennent d'un superlooping installé à quelques allées de là.

La foule.
Le trottoir jonché de tickets perdants, de papiers gras.

L'odeur de la barbe à papa.

J'ai fermé les yeux pour mieux la sentir.

En les rouvrant il y avait mes deux enfants avec leurs bonbons parfum fête foraine dans la bouche."


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Mercredi 27 février 2008
Le petit délire du jour.

Il  avala les marches 4 par 4.
Il avait terrassé un dragon, abattu une forêt de ronces, résisté à une sorcière mais l'énergie de ses 20 ans lui donnaient des ailes.
L'amour également.
L'espoir d'amour.
Son coeur explosait dans sa poitrine quand il ouvrit la porte de la tour.
La chambre était irréelle de beauté. Les ors du soleil couchant baignaient la pièce de leurs éclats enflammés.
Les raies de lumières révélaient ces milliers de lucioles de dorées tourbillonnantes, froufroutantes, virevoltantes.

Elle était là.
Couchée au milieu de ces merveilles.
Celle qui l'attendait depuis 100 ans.

Il s'approcha, le coeur serré d'émotion.
Il hésita.
Se pencha.
L'embrassa...
Sur la joue
Fripée
Très très fripée.

Il se releva et éructa vers le ciel : " vous n'avez pas oublié les conservateurs dans sa potion ? Je crois que la date de péremption est dépassée..."

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Mercredi 16 janvier 2008
La première chose que j'ai vue en arrivant dans cette maison c'est la porte grande ouverte. Et cette femme dans l'entrée.
Cela faisait des jours que j'errais dans la rue, portant des valises bien trop lourdes pour moi.
Et il y a eu cette maison. Cette porte. Cette femme.
Elle a ouvert les bras pour m'accueillir. M'a serrée contre son coeur et s'est effacée pour me laisser entrer.
Par les fenêtres grandes ouvertes du salon on pouvait profiter d'un magnifique jardin. Nini lisait, sous un chêne, la tête posée sur les genoux de Mikko.
Près d'elle, Lyne faisait des photos des autres arbres, conseillée par Arc-en-Ciel qui était à son affaire. Quel est ce petit lutin qui grimpe dans l'arbre? Mais c'est le p'tit Lu!! Lyne le photographie en riant. Encore une magnifique photo dont tous pourront profiter.
"Qui êtes vous?" Un jeune garçon me regardait de ses grands yeux de "jeunecurieux". "Mamaaaaan, il parle à une inconnue!!".. Sa petite soeur s'était avancée, petite frimousse aux yeux rieurs. Pythie les a enlacés en riant, d'un rire chaleureux. Communicatif.
Dans un coin du salon Félix tient un panier sur ses genoux, il trie des petits cailloux noirs et blancs. Il les observe soigneusement. En remet certains dans le panier et jette d'autres par la fenêtres. Il a l'air sérieux félix mais le regard coquin qu'il me jette laisse supposer que ce n'est qu'une apparence.
Un autre photographe amateur (grand, barbu, avec une belle chemise à carreaux), équipé d'un appareil flambant neuf, photographie le plafond. Non Pyrès, aucune chance je suis la championne des photos inutiles. N'est-ce pas Agnès? Mais Agnès est repartie. Elle bouillonne Agnès. Des projets pleins la tête, des envies qui débordent. Agnès, elle est douée pour le bonheur et ça se voit.
"Non mais vous avez vu les nouvelles!!!". Bernadette s'élance dans la pièce, journal à la main et entreprend de faire une revue de presse à ceux qui s'assoient pour l'écouter. Ils sont nombreux à vouloir l'écouter.
Jean-Marc, assis à une table, écrit. Il écrit des lettres. Ses lettres se promènent, circulent. Elles sont pleines d'amour, de douceur, de nostalgie et font du bien à ceux qui les reçoivent.
Une odeur m'a attirée à la cuisine. Eleonore s'y affairait, préparant des mets qui avaient l'air aussi beaux que bons.
"Jub Jub l'apéro". Spamy arrive, les bras chargés de bouteilles. Cali le suit de près, la mine réjouie de toutes les blagues qu'elle a préparées pour l'occasion.

M. s'est approché de moi et m'a indiquée ma place. J'ai posé mes valises et je me suis assise. Je ne sais pas bien ce que je peux apporter à cette communauté mais je sais ce qu'elle m'apporte déjà.


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Jeudi 8 novembre 2007
J'ai fait un rêve étrange. Très beau. Des images grandioses. Au réveil j'avais envie de le dessiner pour le  graver dans ma mémoire.
Mais je ne sais pas dessiner.
Alors je l'ai écrit.


Il y avait deux êtres. Ils étaient différents. Fondamentalement différents, comme appartenant à des espèces différentes. Elle était de chair. Il était en métal. J'écris "il" et "elle" car l'un d'eux m'évoquait une femme et l'autre un homme mais ce n'était pas quelque chose d'essentiel. Une différence supplémentaire entre eux . Mais pas la plus importante.

Elle était dans une sorte de cage comme en voit dans les zoos pour abriter les reptiles. Les parois du côté et du fond étaient opaques. La façade, seule, était en verre. J'appelle ça "une cage" mais je le ressentais davantage comme une vitrine de boutique, car c'était aménagé, confortable, voire douillet.
Elle vivait là. Heureuse. Elle ne voyait du monde que  ce qu'elle pouvait observer à travers sa vitre. Il faut me croire sur parole quand je  vous dis que c'était très beau. Et ça lui suffisait pour être heureuse.

Lui, l'autre être, tout recouvert de métal, avait voyagé, parcouru le monde et ses merveilles. Il avait cherché le bonheur. Avait ri, pleuré, aimé, souffert. Il avait vu tellement de plus belles choses qu'elle à  travers sa paroi de verre. Son corps de métal était meurtri, rouillé, cabossé. Il était prêt à renoncer.

Un jour il était passé devant sa vitre. Ils s'étaient regardés. Ils s'étaient reconnus. Il n'avait pas tout de suite su que c'était en elle, grâce à elle, au travers d'elle qu'il trouverait le bonheur. Cet être si différent de lui. Si fragile. Qui lui faisait si peur, malgré la paroi de verre, malgré sa carapace d'acier.

Mais elle que ressentait-elle? Les couleurs qu'elle apercevait dans son carré de paysage lui ont paru plus éclatantes, plus vraies, plus vivantes. Plus intenses. Elle avait peur, elle aussi. Mais peur qu'il s'en aille.

Ils ont tous deux avancé leurs mains vers la vitre. Pour qu'elles se rencontrent au même endroit. Lentement, très lentement. Pour prolonger cet instant. Parce qu'ils avaient peur de la suite de cette histoire.
Cette rencontre improbable. Cette rencontre qui n'aurait pas du avoir lieu. Entre un être de chair et un être de métal. Cette rencontre a eu lieu.

Je me suis réveillée avant la fin de cette histoire. Depuis ce matin je cherche une fin que je n'arrive pas à trouver. Si quelqu'un peut m'aider à conclure...
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Mardi 18 septembre 2007
Je commence à me forcer à écrire de façon plus régulière et structurée. Hier  soir petit exercice rapide : prendre les 4 premiers mots qui me viendraient à l'esprit et écrire la première histoire qui se présente.

Les mots : voiture - enfant - rose - peur

L'histoire (je vous la livre brute de décoffrage)

C'est l'histoire d'une voiture. une toute petite, toute charmante voiture rose.
Elle est délicate, sophistiquée. Ses propriétaires ont toujours été de charmantes jeunes femmes attentionnées. Elle a été bichonnée, couvée, nettoyée, entretenue avec amour.
Ses sièges n'ont connu que le contact de la soie, du cachemir.
Son volant n'a été touché que par des mains fines, douces et délicates.
Son habitacle n'a humé que les plus grands parfums.

Mais elle commence à être démodée. Sa peinture a moins d'éclat. Cela fait longtemps qu'elle attend au milieu des voitures d'occasion.
Chaque jour l'inquiétude la gagne davantage : et si elle finissait à la casse ?
Un matin le miracle se produit : un homme vient l'acheter. la petite voiture est enchantée : une nouvelle aventure l'attend. Vivre avec un homme. Elle en frissonne de plaisir.

Il l'emmène tout de suite devant sa maison. Elle est une peu déçue de se retrouver dans cette petite rue de banlieue.
Mais qu'importe : ces mains viriles sur son volant valent bien quelques petits sacrifices.

Des cris... Toutes ces mains sur ses portières... des mains sales et gluantes... des pieds sales sur ses fauteuils... Grands dieux non!!! Des enfants!!! Cet homme a des enfants....
Pour la première fois de sa vie la petite voiture rose connaît la peur. La peur des miettes sur les tapis, la banquette arrière. La peur des tâches indélébiles. La peur des sièges enfoncés sous les assauts des petits monstres. La peur du coffre rempli de courses. La peur de tous les voyages au judo, au conservatoire, à la piscine, au centre commercial, chez les copains...
Finis le luxe, le calme et la volupté..

Quel est ce bruit qui résonne soudain? Pourquoi ressent-elle cette chaleur? Pourquoi n'a-t-elle pas hâte qu'ils s'en aillent?
Oh non... Ils s'en vont.

Mais ils revinedront petite voiture rose. Et avec eux reviendront les rires, les larmes, les colères, les disputes, les jeux, les joies. Avec eux la vie reviendra. Cette vie que tu découvres. Cette vie à laquelle tu appartiens désormais.


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