Un rêve,
J'ai fait un rêve étrange. Très beau. Des images grandioses. Au réveil j'avais envie de le dessiner pour le graver dans ma mémoire.
Mais je ne sais pas dessiner.
Alors je l'ai écrit.
Il y avait deux êtres. Ils étaient différents. Fondamentalement différents, comme appartenant à des espèces différentes. Elle était de chair. Il était en métal. J'écris "il" et "elle" car l'un d'eux m'évoquait une femme et l'autre un homme mais ce n'était pas quelque chose d'essentiel. Une différence supplémentaire entre eux . Mais pas la plus importante.
Elle était dans une sorte de cage comme en voit dans les zoos pour abriter les reptiles. Les parois du côté et du fond étaient opaques. La façade, seule, était en verre. J'appelle ça "une cage" mais je le ressentais davantage comme une vitrine de boutique, car c'était aménagé, confortable, voire douillet.
Elle vivait là. Heureuse. Elle ne voyait du monde que ce qu'elle pouvait observer à travers sa vitre. Il faut me croire sur parole quand je vous dis que c'était très beau. Et ça lui suffisait pour être heureuse.
Lui, l'autre être, tout recouvert de métal, avait voyagé, parcouru le monde et ses merveilles. Il avait cherché le bonheur. Avait ri, pleuré, aimé, souffert. Il avait vu tellement de plus belles choses qu'elle à travers sa paroi de verre. Son corps de métal était meurtri, rouillé, cabossé. Il était prêt à renoncer.
Un jour il était passé devant sa vitre. Ils s'étaient regardés. Ils s'étaient reconnus. Il n'avait pas tout de suite su que c'était en elle, grâce à elle, au travers d'elle qu'il trouverait le bonheur. Cet être si différent de lui. Si fragile. Qui lui faisait si peur, malgré la paroi de verre, malgré sa carapace d'acier.
Mais elle que ressentait-elle? Les couleurs qu'elle apercevait dans son carré de paysage lui ont paru plus éclatantes, plus vraies, plus vivantes. Plus intenses. Elle avait peur, elle aussi. Mais peur qu'il s'en aille.
Ils ont tous deux avancé leurs mains vers la vitre. Pour qu'elles se rencontrent au même endroit. Lentement, très lentement. Pour prolonger cet instant. Parce qu'ils avaient peur de la suite de cette histoire.
Cette rencontre improbable. Cette rencontre qui n'aurait pas du avoir lieu. Entre un être de chair et un être de métal. Cette rencontre a eu lieu.
Je me suis réveillée avant la fin de cette histoire. Depuis ce matin je cherche une fin que je n'arrive pas à trouver. Si quelqu'un peut m'aider à conclure...
Mais je ne sais pas dessiner.
Alors je l'ai écrit.
Il y avait deux êtres. Ils étaient différents. Fondamentalement différents, comme appartenant à des espèces différentes. Elle était de chair. Il était en métal. J'écris "il" et "elle" car l'un d'eux m'évoquait une femme et l'autre un homme mais ce n'était pas quelque chose d'essentiel. Une différence supplémentaire entre eux . Mais pas la plus importante.
Elle était dans une sorte de cage comme en voit dans les zoos pour abriter les reptiles. Les parois du côté et du fond étaient opaques. La façade, seule, était en verre. J'appelle ça "une cage" mais je le ressentais davantage comme une vitrine de boutique, car c'était aménagé, confortable, voire douillet.
Elle vivait là. Heureuse. Elle ne voyait du monde que ce qu'elle pouvait observer à travers sa vitre. Il faut me croire sur parole quand je vous dis que c'était très beau. Et ça lui suffisait pour être heureuse.
Lui, l'autre être, tout recouvert de métal, avait voyagé, parcouru le monde et ses merveilles. Il avait cherché le bonheur. Avait ri, pleuré, aimé, souffert. Il avait vu tellement de plus belles choses qu'elle à travers sa paroi de verre. Son corps de métal était meurtri, rouillé, cabossé. Il était prêt à renoncer.
Un jour il était passé devant sa vitre. Ils s'étaient regardés. Ils s'étaient reconnus. Il n'avait pas tout de suite su que c'était en elle, grâce à elle, au travers d'elle qu'il trouverait le bonheur. Cet être si différent de lui. Si fragile. Qui lui faisait si peur, malgré la paroi de verre, malgré sa carapace d'acier.
Mais elle que ressentait-elle? Les couleurs qu'elle apercevait dans son carré de paysage lui ont paru plus éclatantes, plus vraies, plus vivantes. Plus intenses. Elle avait peur, elle aussi. Mais peur qu'il s'en aille.
Ils ont tous deux avancé leurs mains vers la vitre. Pour qu'elles se rencontrent au même endroit. Lentement, très lentement. Pour prolonger cet instant. Parce qu'ils avaient peur de la suite de cette histoire.
Cette rencontre improbable. Cette rencontre qui n'aurait pas du avoir lieu. Entre un être de chair et un être de métal. Cette rencontre a eu lieu.
Je me suis réveillée avant la fin de cette histoire. Depuis ce matin je cherche une fin que je n'arrive pas à trouver. Si quelqu'un peut m'aider à conclure...
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