Treap
Je crois que nous avons tous besoin d'exutoires dans la vie. D'un moyen de faire lâcher prise à son stress, à ses angoisses, à ses soucis.
Certains ont le sport qui leur permet de fatiguer leur corps, de fabriquer cette fameuse hormone de plaisir.
Certains ont la bouffe pour donner du plaisir à leurs sens. Ou l'autre moyen de faire le feu d'artfices des sens.
Certains ont le rire ou l'humour. Pour tout lâcher. Ou pour cacher.
D'autres, comme moi, préfèrent s'adonner aux paradis artificiels.
J'ai besoin de planer, de partir dans d'autres lieux, d'être quelqu'un d'autre. J'ai besoin d'ouvrir la porte de mon imaginaire pour que mon cerveau s'éloigne des petits tracas du quotidien. Je n'ai pas trouvé mieux pour retrouver le sourire et la sérénité.
Sans ma came je ne tiens pas 24 heures.
Grâce à elle, en quelques minutes je décolle.
Je n'entends plus rien.
Je ne vois plus rien.
Je n'ai plus faim ni soif.
Je n'ai plus froid ni chaud.
Je suis ailleurs. Mon corps ne pèse plus. Ne compte plus.
J'ai trouvé un super dealer. Il m'accueille 6 jours par semaine avec le sourire. Il ne me pousse pas à la consommation. Il me connaît. Il sait que sa marchandise me fait saliver sans avoir besoin de me faire l'article.
Pour faire des économies j'ai même constitué un petit réseau.
On fait notre petit traffic le soir à la piscine, quand on accompagne les enfants. On partage le plaisir d'avoir le même vice. On en parle, on se comprend parfois sans parler. C'est bon. L'entraîneur de ma fille aînée essaye de nous approcher, d'introduire notre bande. Je ne sais pas si on peut encore lui faire confiance et lui confier de la marchandise.
Je suis tellement accro que j'ai besoin d'avoir plein d'avance à la maison. Je ne peux pas partir en vacances sans emporter une dose suffisante. Prochainement on va prendre l'avion et j'ai peur que ça coince un peu à l'aéroport.
Mes deux filles ont été intoxiquées. Mon fils résiste encore mais je ne désespère pas de lui en donner le goût.
Et vous savez le meilleur? C'est un vice légal. On ne peut plus légal.
On appelle ça la lecture.
Certains ont le sport qui leur permet de fatiguer leur corps, de fabriquer cette fameuse hormone de plaisir.
Certains ont la bouffe pour donner du plaisir à leurs sens. Ou l'autre moyen de faire le feu d'artfices des sens.
Certains ont le rire ou l'humour. Pour tout lâcher. Ou pour cacher.
D'autres, comme moi, préfèrent s'adonner aux paradis artificiels.
J'ai besoin de planer, de partir dans d'autres lieux, d'être quelqu'un d'autre. J'ai besoin d'ouvrir la porte de mon imaginaire pour que mon cerveau s'éloigne des petits tracas du quotidien. Je n'ai pas trouvé mieux pour retrouver le sourire et la sérénité.
Sans ma came je ne tiens pas 24 heures.
Grâce à elle, en quelques minutes je décolle.
Je n'entends plus rien.
Je ne vois plus rien.
Je n'ai plus faim ni soif.
Je n'ai plus froid ni chaud.
Je suis ailleurs. Mon corps ne pèse plus. Ne compte plus.
J'ai trouvé un super dealer. Il m'accueille 6 jours par semaine avec le sourire. Il ne me pousse pas à la consommation. Il me connaît. Il sait que sa marchandise me fait saliver sans avoir besoin de me faire l'article.
Pour faire des économies j'ai même constitué un petit réseau.
On fait notre petit traffic le soir à la piscine, quand on accompagne les enfants. On partage le plaisir d'avoir le même vice. On en parle, on se comprend parfois sans parler. C'est bon. L'entraîneur de ma fille aînée essaye de nous approcher, d'introduire notre bande. Je ne sais pas si on peut encore lui faire confiance et lui confier de la marchandise.
Je suis tellement accro que j'ai besoin d'avoir plein d'avance à la maison. Je ne peux pas partir en vacances sans emporter une dose suffisante. Prochainement on va prendre l'avion et j'ai peur que ça coince un peu à l'aéroport.
Mes deux filles ont été intoxiquées. Mon fils résiste encore mais je ne désespère pas de lui en donner le goût.
Et vous savez le meilleur? C'est un vice légal. On ne peut plus légal.
On appelle ça la lecture.
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