The end.
Il y a des fins d'années où on pleure, d'autres pas. Il n'y a pas de règle ou je ne l'ai pas trouvée.
Je me souviens de mon appréhension face à cette classe qu'on m'avait annoncée "difficile". Je me souviens de cette rentrée à l'arrache, des tables et des chaises en moins.
Mardi. Des enfants qui font la queue pour faire le "petit bisou" d'adieu. "Mais tu ne pars que jeudi soir toi!" "Comme ça j'en aurai deux...".
Des fleurs, des chocolats, un poème qu'une enfant non francophone a écrit avec son papa (encore moins francophone). Des cartes, des petits mots tout simples, tout doux dans le cahier de correspondance. Des "j'espère qu'on aura l'occasion de se revoir quand vous aurez les petits".
Des "je vous adore, maîtresse".
"Maitresse, je vous souhaite de très bonne vacanse et merci pour tout l'enseillement transmis en mathématiques".(sic)
Des cadeaux en double (pour ma moitié et moi).
Une collègue qui s'en va. Tant de chose qu'on aurait pu ... "Quand tu en auras marre d'eux, reviens ici, on a encore des choses à vivre ensemble". Beaucoup de larmes.
Un cadeau d'une collègue avec un petit mot. Ces petits mots qui font verser quelques larmes. Il en faut du courage pour dire "je t'aime" à ses amies.
Des élèves que j'ai serrés dans mes bras. M'en fous que ça ne se fasse pas.
Des parents qui m'ont faite pleurer. Des gens fabuleux, généreux, présents, discrets qui sont venus me dire "adieu".
Une dernière journée très humide, très belle.
Je me vide tout d'un coup. Seule. La fin de quelque chose qui ne reviendra plus.
Dans deux mois 28 inconnus vont rentrer dans ma vie. J'ai peur que ça ne fonctionne pas. Que cette petite chose magique, cette connivence, ce petit plus qui fait "une classe" n'arrive pas à s'installer. Il n'y a pas de règle, de formule, de "truc". Chacun fait au mieux, avec son coeur, son instinct. Des fois ça marche, d'autres pas.
Le début d'une nouvelle aventure.
On fait un métier magnifique. Epuisant physiquement, nerveusement. D'une richesse intellectuelle incroyable.
Mais surtout. Surtout. D'une immense richesse affective. Aussi bien avec les collègues avec lesquelles on vit des moments très forts qu'avec certaines familles.
Les enfants. Je pense que je me souviendrai de chacun d'eux. ils ont tous une petite place quelque part dans mon coeur. Tous.
Bien rempli le coeur d'une maîtresse.
PS : petite dédicace pour Virgie. C'est pour toi que j'ai écrit cet article. Pour te rappeler toutes ces belles choses que tu aimes tant. L'enseignement coule dans tes veines ma belle.
Je me souviens de mon appréhension face à cette classe qu'on m'avait annoncée "difficile". Je me souviens de cette rentrée à l'arrache, des tables et des chaises en moins.
Mardi. Des enfants qui font la queue pour faire le "petit bisou" d'adieu. "Mais tu ne pars que jeudi soir toi!" "Comme ça j'en aurai deux...".
Des fleurs, des chocolats, un poème qu'une enfant non francophone a écrit avec son papa (encore moins francophone). Des cartes, des petits mots tout simples, tout doux dans le cahier de correspondance. Des "j'espère qu'on aura l'occasion de se revoir quand vous aurez les petits".
Des "je vous adore, maîtresse".
"Maitresse, je vous souhaite de très bonne vacanse et merci pour tout l'enseillement transmis en mathématiques".(sic)
Des cadeaux en double (pour ma moitié et moi).
Une collègue qui s'en va. Tant de chose qu'on aurait pu ... "Quand tu en auras marre d'eux, reviens ici, on a encore des choses à vivre ensemble". Beaucoup de larmes.
Un cadeau d'une collègue avec un petit mot. Ces petits mots qui font verser quelques larmes. Il en faut du courage pour dire "je t'aime" à ses amies.
Des élèves que j'ai serrés dans mes bras. M'en fous que ça ne se fasse pas.
Des parents qui m'ont faite pleurer. Des gens fabuleux, généreux, présents, discrets qui sont venus me dire "adieu".
Une dernière journée très humide, très belle.
Je me vide tout d'un coup. Seule. La fin de quelque chose qui ne reviendra plus.
Dans deux mois 28 inconnus vont rentrer dans ma vie. J'ai peur que ça ne fonctionne pas. Que cette petite chose magique, cette connivence, ce petit plus qui fait "une classe" n'arrive pas à s'installer. Il n'y a pas de règle, de formule, de "truc". Chacun fait au mieux, avec son coeur, son instinct. Des fois ça marche, d'autres pas.
Le début d'une nouvelle aventure.
On fait un métier magnifique. Epuisant physiquement, nerveusement. D'une richesse intellectuelle incroyable.
Mais surtout. Surtout. D'une immense richesse affective. Aussi bien avec les collègues avec lesquelles on vit des moments très forts qu'avec certaines familles.
Les enfants. Je pense que je me souviendrai de chacun d'eux. ils ont tous une petite place quelque part dans mon coeur. Tous.
Bien rempli le coeur d'une maîtresse.
PS : petite dédicace pour Virgie. C'est pour toi que j'ai écrit cet article. Pour te rappeler toutes ces belles choses que tu aimes tant. L'enseignement coule dans tes veines ma belle.
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