Je suis heureuse.

Heureuse de vivre

Et cette joie de vivre j'ai envie de vous la faire partager.


Dimanche 18 mai 2008
Voici le bureau d'une personne très ordonnée et organisée :

Photo prise vendredi après-midi et qui explique en partie mon absence de la blogosphère

Vous ne me croyez pas?
Je ne vous en veux pas : mon mari non plus n'y croit toujours pas.

Et pourtant.

A votre droite, les deux gros classeurs que Virgie m'a gentiment prêtés.
Premier plan à gauche, mon cartable.
Les trois classeurs de maths ouverts au bon chapitre.
Celui d'anglais fermé (normal, je fais des maths à ce moment-là !)
Les manuels de maths que j'utilise le plus, empilés près de moi. Les deux que j'utilise à ce moment précis ouverts. Vers le milieu, la pochette dans laquelle je mettrai les documents pour l'école. Sous la fenêtre les piles "à photocopier" et  "à mettre à la poubelle".
A votre gauche la pile "à ranger dans les classeurs" (près des claseeurs bien sur, il faut un minimum d'ergonomie).

Bon, il y a bien une petite jupe qui traine, mais uniquement parce que j'ai eu un peu froid et ai préféré enfiler un pantalon. Traîne-t-elle toujours près de moi??? ......(silence gêné). Mais les classeurs manuels et papiers sont, eux, retournés à leur place respective.

Ce bureau est l'ancienne chambre d'Aurore qu'elle vient de déserter pour les combles et avoir une pièce pour travailler plutôt que le coin de mon lit, étaler mes affaires, ne pas être obligée de ranger si je n'ai pas terminé, le gain de temps que ça représente, c'est le BONHEUR!!
Elle est
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Mardi 13 mai 2008
J'inaugure une nouvelle catégorie : mes théories à deux balles.

Petites réflexions sans fondement, fruits de mes observations, de mes déductions ô combien alambiquées, que  je livre à votre sagacité.

Saviez-vous que culpabiliser ça fait grossir ? Non? Je vous le prouve...


Ce qui fait le plus de mal au tour de taille c'est le grignotage (on grignote rarement des épinards en branche...). Or, pourquoi grignote-t-on? Pour se faire plaisir bien évidemment. On a tous, à un moment ou un autre, besoin de se consoler, de se remonter un peu le moral. Et pour certaines personnes (dont votre hôtesse) cela passe par le grignotage.
On le sent bien qu'on mange sans faim. On mange pour combler un autre besoin : celui de se faire plaisir.

Mais si on culpabilise en mangeant (oh mon Dieu ! C'est mal! Je vais grossir !!) on n'arrive pas à satisfaire notre envie de plaisir puisqu'on ne se fait pas réeellement plaisir.
Du coup on a encore envie de grignoter un peu plus tard, et un peu plus tard, et un peu plus tard... Et à force ça commence à peser sur les hanches.

Ma conclusion est donc sans appel : oui au grignotage mais on l'assume, on en jouit, on se régale et on met sa culpabilité au fond de sa poche, avec le mouchoir par-dessus.
On s'installe confortablement pour grignoter agréablement.
On hume son chocolat. On le lèche. On le laisse fondre dans sa bouche. On se concentre sur sa tâche pour ne pas perdre une seule miette de plaisir...
Normalement on a fait le plein de plaisir et l'envie de grignoter devrait s'être un peu évaporée...

Qu'en pensez-vous?
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Dimanche 11 mai 2008
Pour répondre au tag de Pensée, je vais essayer de trouver "7 choses qui me rendent heureuse". La difficulté n'est pas d'en trouver 7 mais bien de n'en retenir que 7!!

Je suis une adepte de la philosophie de Félix et je fais en sorte de trouver du bonheur dans ce que j'ai à portée de main.

Alors 7 choses qui me rendent heureuse (dans le désordre):

- Voir, toucher, écouter, embrasser, sentir, cajoler, aller chercher à l'école, voir arriver... mes enfants
- Lire (dans les transports, au lit avant de dormir, dans le salon, dans les gradins de la piscine, sur la plage,...)
- Rencontrer, passer du temps avec quelqu'un que j'aime bien (comme la liste est trèssss longue, je suis certaine que ça arrive souvent).
- Manger (miam... moi très gourmande).
- Ces moments fugitifs et magnifiques qu'on vit parfois en classe.
- Me rendre utile.
- Vivre tout court.

Et puis d'autres choses, plus futiles ou plus personnelles...

Je ne pense pas vous avoir révélé des choses bien extraordinaires et je donne la main à quinenveut !!
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Jeudi 8 mai 2008
Je vous propose un petit jeu.

Pendant les vacances nous nous sommes un peu promenés. Voici 3 photos symboliques de 3 villes traversées. A vous trouver le nom de ces villes.


Etape 1

 

                Etape 2


                                                                                    Etape 3

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Mardi 6 mai 2008
Il était une fois un homme. Un homme pauvre et âgé. Un homme qui avait beaucoup voyagé. Un soldat qui s'était battu pour son pays.
Un soir, il arriva dans un village. Le village était désert. Triste et silencieux.
En ces temps-là il y avait toujours un bol de soupe et un coin d'étable pour accueillir les pauvres voyageurs. C'est pour cela que notre soldat n'hésita pas à frapper à la première porte qu'il rencontra.
Au lieu d'un coin de table il n'eut que cette réponse : "nous sommes pauvres ici, nous n'avons même pas de quoi faire une soupe pour nous"
Il frappa à la porte suivante et à toutes les autres : partout il reçut le même accueil "nous sommes pauvres ici, nous n'avons même pas de quoi faire une soupe pour nous".

Le soldat s'installa alors au milieu de la grand place. Il prit un chaudron, le remplit d'eau et le fit chauffer. Il se promena dans les environs et choisit soigneusement la plus belle des pierres qu'il mit dans le chaudron d'eau bouillante.
Il touilla longuement.
Derrière les volets tous les habitants du village guettaient le moindre de ses gestes.
Puis goûta : "mmmmh... quelle délicieuse soupe au caillou ! Mais elle serait encore meilleure avec une carotte!"
Un homme se précipita vers lui, brandissant une carotte "j'ai une carotte pour votre soupe au caillou!". Ils mirent la carotte dans le chaudron et l'homme s'assit près du vieux soldat.

Celui-ci touilla longuement.
Il goûta en fermant les yeux.
Tous retenaient leur soufle.
"Mmmmh... Cette soupe au caillou est délicieuse mais elle serait tellement meilleure avec un navet!"
Une vielle femme sortit de chez elle, un navet à la main. Elle le donna au soldat et s'assit à côté de son voisin.

Quelques instants plus tard un oignon, des pommes de terre, et bien d'autres légumes avaient rejoint le caillou, la carotte et le navet.
Un fumet odorant chatouillaient les narines de tous les habitants du village réunis autour du feu du vieux soldat. Des sourires éclairaient leurs visages.
Le soldat servit équitablement chacun des convives et tous se régalèrent de cette merveilleuse soupe au caillou.
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Dimanche 4 mai 2008
... où on ne voit que des sourires dans les regards qu'on croise.

... où on trouve un colis surprise en rentrant de vacances. Un colis avec son nom à soi dessus.
Pas "famille machin". Moi toute seule.
Et un vrai colis surprise. Pas des livres que j'avais commandés ou un cadeau pour quelqu'un d'autre. Une vraie surprise, pas éventée par un trop bavard.
J'ai tourné autour une heure avant de regarder la provenance (les plaisirs de ce genre ça se savoure) : c'était
Nini.
J'ai encore attendu avant de l'ouvrir....

- Du chocolat finnois.. mmh (bien vu pour le praliné !!)
- Une  très jolie carte
- Une lonnnnngue lettre.
- Et ce qui me touche plus que tout : un livre de Jodi Picoult !! Je n'ai jamais lu cette auteure et je pense qu'il n'y a que Nini et moi qui sachions pourquoi elle me l'envoie. 
J'ai commencé immédiatement à le lire : nul besoin de préciser que celui-ci ira tout droit dans ma belle bibliothèque des favoris avec une valeur affective forte. Plus de valeur que La Pleïade ce livre-là...

...où le soleil brille tellement que j'ai réussi à laver, faire sécher, plier 4 machines (de 6 kg: ça en fait du linge). Ce soir mission repassage ...

... où j'arrive à rester sans pansement au doigt. J'ai très peur de me cogner, qu'on me le touche (cicatrices TRES sensibles). Peur que l'ongle tombe un peu trop tôt.
Mais ce doigt couturé de partout ça fait un effet boeuf. Genre Frankenstein. Si mes élèves ne sont pas sages, je leur montre mon doigt lol !! (non non je le cacherai, les pauvres gosses)

... où mon fils, qui n'avait jamais réussi à gagner de médaille en individuel a gagné une médaille de bronze sur un gros meeting ce week-end. en 50 m dos).  Ils étaient 5 garçons de 1997 à y participer. Le relais 4 fois 50 m 4 nages a été médaille d'or (Antoine nageait en dos). Le cinquième garçon est un de mes élèves (un gamin adorable). Il a encouragé ses copains, a applaudi leur podium mais je le voyais un peu triste quand même. Aujourd'hui il était dans le relais 4 fois 50 m nage libre (c'était Antoine le remplaçant) et ils ont aussi gagné l'or. Je suis vraiment contente : ce soir on fera une photo de nos 5 champions avec leurs deux coupes et ils auront tous un énoooorme sourire.

...où on a envie de prendre ceux qu'on aime dans ses bras et de leur dire simplement "je t'aime"...

Edit "oups"  : j'avais oublié ce qui a motivé le titre de cet article. Merci Philippe!


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Lundi 28 avril 2008
Une petite fantaisie écrite pour le journal du club de natation. Certains noms ne vous diront rien. Il y a de petites allusions qui ne vous parleront pas.
Mais j'avais envie de le partager.
Avec vous.

  

 
"Bonjour…Levez les yeux… plus haut… Encore plus haut… Oui c'est ça : le toit de la piscine…. Comment ça il n'y a personne!! Et moi je compte pour du beurre?

Moi, Auguste Delaune, la piscine devant laquelle vous passez chaque jour.

Ils ont bien fait les choses à l’époque : quatre bassins, des plongeoirs. Mais ils m’ont donné un nom de garçon ! Ballot, non ?

Revenons à nos moutons : une piscine qui parle.
Pourquoi est-ce que je vous parle aujourd'hui? Je n'en sais trop rien. Pourquoi vous? Une histoire de mauvais endroit et de mauvais moment.
Ou de bon endroit et de bon moment. A vous de juger.

 Peut-être tout simplement le besoin de raconter, de partager tout ce que je vois, entends, ressens.

 Au petit matin mes tuyauteries se dilatent doucement quand le chauffage se remet en route. L’eau chaude circule. Alimente ma vieille carcasse. Le personnel arrive tout doucement. C’set qu’ils ont leurs habitudes, vous savez.

 Puis, l’heure tant attendue arrive.
Un murmure qui enfle à leur approche, s’amplifie, remplit tout l’espace pour devenir une joyeuse cacophonie. L'heure des enfants.
Ceux du matin.
Encore imprégnés de la tiédeur de leur lit, ils appréhendent l'eau froide –(c'est pas moi qui choisis mes poulets, moi aussi je la préfèrerais plus chaude).
Ils pénètrent dans mon gosier, vont chatouiller mes flancs de leurs cris en se déshabillant…pour échouer au bord des bassins. Je les sens sauter, s’éclabousser, rire de plaisir (parfois pleurer), s’appliquer avec plus ou moins de bonheur.
Je les porte en mon sein, les protège autant que je peux. J’aimerais leur redonner la tiédeur du ventre maternel mais je n’ai à leur offrir que quelques instants de légèreté.
Tout ça couvert par les voix mélodieuses de leurs maîtresses (surtout une petite brune à lunettes).

 C'est la vie qui me rend visite chaque jour avec ces enfants. Je les vois grandir, avoir de moins en moins peur. Parfois revenir seuls avec leurs parents, leurs copains.
Loulou, Serge, Fafa, Daniel,Nathalie, Catherine, … les accueillent, leur font découvrir le plaisir de maîtriser cet étrange élément qu’est l’eau.…

 
Le soir, c'est "le club".
C'est quoi "le club"? Ce sont plus de 700 personnes qui m'assiègent tous les soirs de semaine. Mais l'assiégée se laisse faire avec délice.
"Le club" c'est un petit local qui déborde d'activités le soir.
 Qui déborde tout court.
Certains y ont leurs habitudes depuis des années, comme Isabelle, Béatrice ou Jocelyne. Je ne parle pas de Serge ou de Daniel dont je me demande parfois comment ils arrivent à partir en vacances loin de moi

Certains soirs il s'en passe de belles dans ce local. Ce sont les réunions du bureau. Des gâteaux, du cidre, des rires et.. chut… la discrétion est de rigueur.

 Le club ce sont les vestiaires ou de petites filles échangent leurs premières confidences.
Des douches ou les garçons comparent discrètement leurs musculatures.
Ce sont des bassins où des nageurs de 5 à 65 ans déclinent toutes les façons de nager la brasse, le crawl, le papillon ou le dos.
Où des regards énamourés sont échangés entre ados (ou moins ados… si vous croyez que je ne vous vois pas).

Le club ce sont les dimanches compétitions. Des gradins pleins à craquer. Une odeur de bonbons qui flotte autour de Chantal et d'Hélène. Le hall bassin qui retentit des sifflets du starter et des cris des parents. Des enfants tremblent, sourient, pleurent de déception. Des cris d’encouragements, des applaudissements. Des officiels qui font semblant d’être sévères. Papy et mamie qui viennent prendre des photos. Des bonnets, des claquettes ou lunettes oubliés dans tous les coins.

 Il paraît que j'ai une sœur. Une petite sœur. Elle s'appellerait Guimier. Je ne l'ai jamais vue . Je crois qu'elle n'a pas la chance d'abriter autant d'activités que moi. Elle est plus petite, moins pratique. Mais j'aimerais bien la connaître, qu'on échange nos impressions. Un jour, peut-être.

Le soir, quand les portes se referment sur les retardataires (toujours les mêmes, n’est-ce pas ?), je me retrouve bien seule, bien sombre. Mes couloirs sont vides, aucune ride n'apparaît plus dans les bassins. Je ferme les yeux en n'ayant qu'une envie : voir le matin et mes petits hôtes arriver.

Voilà tout ce qu'une piscine qui parle a envie de vous dire.
Vous pouvez passer votre chemin, oublier tout ça.
Vous dire que c'était un rêve comme un autre. Un gentil délire.

Ou me regarder autrement la prochaine que vous viendrez me rendre visite."

 
C.P.

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Samedi 26 avril 2008
D'abord replacer ça dans le contexte.

Nous étions en juin. Nous avions travaillé, avec ma classe de CM1, sur les arbres.
En fin d'année toute l'école décide d'organiser une après-midi costumée.
Principe : chaque classe se déguise (en fabricant elle-même ses costumes sinon c'est pas drôle) et garde le secret du thème choisi.
Nous avons, logiquement, choisi de nous déguiser en forêt. Il y a eu des arbres, deux perroquets, des fleurs,..
Et la maîtresse? Que lui est-il passé par la tête ce jour-là? Elle s'est déguisée en abeille !!!

Evidemment tout cela reste strictement entre nous...
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Jeudi 24 avril 2008
Un couple se rendit passer quelques jours près d'un lac. Le mari, aimant pêcher, passait toutes ses journées sur son bateau tout équipé. Sa femme, elle, préférait lire.
Un jour, pendant que son époux faisait la sieste, elle prit le bateau et se rendit au milieu du lac pour lire au calme.

Un garde-côte accosta le bateau et la verbalisa parce qu'elle était dans une zône interdite à la pêche.
- Mais vous voyez-bien que je suis en train de lire et que je ne pêche pas
- oui, mais vous avez toute matériel pour
- Dans ce cas je porterai plainte pour viol !
- Mais je n'ai rien fait !
- Oui mais vous avez tout le matériel pour ...
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Mercredi 23 avril 2008
Un énorme merci à tous pour vos petits mots qui m'ont fait grand plaisir.

J'ai dormi sans être réveillée par la douleur. Qui ce matin est tout à fait supportable (les points qui tirent, sensations de lancement, rien de de bien méchant). Je suis toujours sous Propofan mais la douleur est gérée.
Aaaaah (de soulagement).

Hier soir ma belle-soeur est venue me refaire mon pansement. Il y avait un petit quelque chose qui m'empêchait de le faire seule. J' avais très peur d'appeler une infirmière libérale et de tomber sur une "elle va pas faire sa douillette" et qui m'aurait tout arraché d'un coup.
Elle a été douce et efficace. Je savais que c'était une bonne infirmière (normal : c'est ma belle-soeur lol) mais là, elle a été parfaite. Absolument parfaite. Par ses mots, ses gestes, elle m'a rassurée. Et surtout soignée sans AUCUNE douleur. Géniale.
Et puis ça m'a fait plaisir qu'elle vienne me rendre ce service. Touchée même.

Mon emploi du temps ne m'a pas trop permis de souffler un peu (radios du dos pour Aurore, dentiste, verrues à brûler, ophtalmo et opticien pour Aurore, courses, magasins pour préparer les départs en stage, étiquetage des vêtements pour la classe transplantée d'Antoine,...).

Mais vous savez quoi ? Je suis heureuse ...

Merci.

PS : une suprprise pour les amateurs de gore. Âmes sensibles s'abstenir (et je ne dis pas ça pour rire).
Beurk

Allez, sujet classé.

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Dimanche 20 avril 2008
Excusez-moi si je suis un peu laconique dans les jours qui viennent mais je n'ai plus qu'une seule main pour taper.

Comme on a des invités à midi je me suis levée pour préparer à manger et... j'ai mis le doigt dans le mixer. Le doigt est toujours là mais le nerf est sectionné, il y a plein de coupures profondes tout autour du doigt et avec tous les points de suture dans tous les sens, ça a un côté Frankenstein.
Le médecin m'a dit que j'avais eu beaucoup de chance de garder le doigt. Mais je reconnais que j'ai eu très peur.Tempérance, qui connaît mon mari, comprendra que quand il m'a dit "monte en voiture, on va aux urgences" dès qu'il a vu le doigt, ça m'ait un peu paniquée.
Là j'ai très mal.

Je crois que j'ai envie de me faire plaindre, alors n'hésitez pas lol

edit : en refaisant le pansement j'ai vu qu'il y a 11 points de suture sur la pulpe de la dernière phallange. Je comprends pourquoi je souffre autant :((. Je ne parle même pas de l'autre côté du doigt.



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Samedi 19 avril 2008
Je pourrais vous parler des nombreuses choses qui m'énervent en ce moment, de mon mal à l'école, de fatigue, du temps qui passe sans que j'arrive à lui glisser dans le creux de l'oreille que j'aimerais qu'il s'arrête un peu. Ou ralentisse.
De mes élèves, auxquels je me suis tant attachée au bout de ces quelques mois. De la petite peine que ça me fait tous les ans de les voir partir.

Mais ce n'est pas le lieu.

J'ai préféré vous parler de cette aventure étrange.

"Hier soir, en rentrant de l'école, les enfants machouillaient un carambar donné par un copain. Un nouveau parfum.

Barbe à papa.

Je me suis penchée pour faire un bisou à ma Louloute.
Et quand je me suis relevée..

La maison de la petite mamie du bout de la rue était devenue une roulotte de confiseur. Les rubans de guimauve pastel cotoyaient des pommes d'amour rutilantes. Blanche-Neige aurait pu s'y mirer.
A côté des crêpes, trônait le pot de Nutella dégoulinant de chocolat d'où émergeait le manche d'une spatule.
L'odeur des chichis en train de frire.

A la place de l'abribus il y avait ces boîtes transparents remplies de peluches, attendant qu'un gamin chanceux leur mette le grappin dessus.

"La maison Cassano ne fait que des gagnants. Venez tenter votre chance joile demoiselle. Allez soyez pas timide."
Des peluches entassées jusqu'au plafond, des cordelettes blanches attendaient leur tour.

Les tirs des carabines, quelques ballons qui explosent : "allez mon gars tu feras mieux la prochaine fois!"
L'odeur de la poudre.

Les hurlements enregistrés du train fantôme.
Les cris de suprise du palais du rire.

"Roulez roulez petits bolides" : de petites mains potelées se tendent pour attraper la queue du Mickey, tandis que des ados s'assoient avec désinvolture sur le dossier d'une auto tamponneuse.

"Venez faire le plein de sensations dans le superjet. Prochain départ dans quelques minutes. Dépêchez-vous, il ne reste que quelques places."
Des cris proviennent d'un superlooping installé à quelques allées de là.

La foule.
Le trottoir jonché de tickets perdants, de papiers gras.

L'odeur de la barbe à papa.

J'ai fermé les yeux pour mieux la sentir.

En les rouvrant il y avait mes deux enfants avec leurs bonbons parfum fête foraine dans la bouche."


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Mardi 15 avril 2008
Ce soir, je suis heureuse.

Avec mon mari, là, tout de suite, à l'instant où cet article se publie, nous sommes en train d'écouter Cali en concert. Je vous en mets un petit bout pour que vous en profitiez également.


Edit :

Ce gars-là aime la scène, c'est flagrant.
Quand il rentre, il remplit tout l'espace de son énergie, de sa présence, de son sourire (on ne le perçoit pas toujours mais on le sent).
Il est exactement comme sur la video.
J'ai fait quelques toutes petites videos pour vous montrer. Toutes petites parce que je préfèrais voir le concert de visu que sur mon écran (qui curieusement éloigne amors qu'on était très près). Et parce que la qualité est déplorable.

L'entrée dur la scène : 1000 coeurs debout


Cali


Celle-ci c'set parce qu'on entend mon mari chanter (oui Tempérance, tu ne rêves pas !)


Cali

Celle-ci c'est pour vous montrer la Cali touch, quand il est porté par le public.
A un moment il se promenait dans les gardins. En revenant sur scène il a sauté sur mon mari (qui n'en demandait pas autant). Et il m'est passé par-dessus. Tout un tas de calimaniacs bodybuildés avaient surgi pour me piétiner et me pousser (ça fait très peur) mais j'ai quand même réussi à voir ses beaux yeux et son sourire de près).


Et ... pour ne pas oublier la préférée de tous (j'ai évité le passage où je chante à tue-tête).







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Lundi 14 avril 2008
...Comme si j'avais un bar-tabac.

Au moins aussi fière.

Alors que je n'y suis pour rien du tout.

Les faits

Mon fils de 10 nage très bien en dos mais est assez moyen dans les autres nages. Son entraîneur, à juste titre, pense qu'il est trop jeune pour être spécialisé et le force à progresser dans les autres nages.

Jusqu'à présent il a souvent des médailles en relais  (il y a un bon groupe dans le club) mais JAMAIS en individuel. Petite ou grosse compétition il est toujours resté sur la quatrième marche et applaudissait  ses copains qui y montaient.

Je lui disais de se réjouir pour ses copains, d'être fier pour eux. Surtout son meilleur ami qui est un excellent nageur et rafle beaucoup de médailles en brasse et en papillon. Mais à 9 ou 10 ans c'est dur d'être altruiste.

Hier il avait une compétition de natation. C'est le biathlon départemental. Tous les petits nageurs du département nés en 1997 devaient faire un 200m 4nages et un 400 m crawl. Il y avait un podium pour le combiné crawl-4 nages (la somme des deux en très gros).
Antoine a terminé 7ème sur le 4 nages, en améliorant pas mal son temps.
Pour son 400 m (qui est une épreuve difficile à leur âge), il a magnifiquement nagé. Il est parti doucement, a accéléré régulièrement et fait 6'01''. Soit 35 secondes de mieux qu'en février !!
Tous les enfants de son groupe ont d'ailleurs amélioré considérablement leurs performances (merci monsieur l'entraîneur). Mais c'est Antoine qui a fait le meilleur temps du club (3ème de la compétition).

Encore sur un petit nuage de sa belle performance, mon poussin ne voulait pas se rhabiller et espérait une médaille. Comme ils récompensaient le combiné j'étais assez sceptique et avais peur qu'il soit déçu (7ème pour le 4 nages et 3ème en crawl..). Combien de fois il a attendu en bas du podium en espérant entendre son nom.

Et on a entendu son nom pour la troisième place.

Il a couru ventre à terre vers le podium, son meilleur copain le suivant pour aller l'applaudir.

Non. Je n'étais pas fière. Je n'y suis pour rien.

J'étais juste heureuse pour mon fils.

Très très heureuse.
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C'est moi!!

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